En bref : Au Québec, le « mulot » est en réalité un campagnol, un petit rongeur qui creuse des galeries dans la pelouse, ronge l’écorce des arbustes et les racines, et cherche à entrer dans la maison à l’automne. Pour s’en débarrasser : retirez ses abris (herbes hautes, tas de feuilles), protégez les troncs avec un grillage fin, piégez avec des tapettes appâtées au beurre d’arachide, et scellez les ouvertures de la maison. En cas d’infestation persistante, un exterminateur règle le problème durablement.
Mulot ou campagnol ? Une question de vocabulaire
Au Québec, on appelle couramment « mulot » ce qui est, en réalité, un campagnol — le plus souvent le campagnol des champs (Microtus pennsylvanicus). On le distingue de la vraie souris par ses oreilles plus petites, sa queue courte et son museau arrondi. C’est un rongeur extrêmement prolifique : plusieurs portées par année et une maturité atteinte en moins d’un mois, ce qui explique pourquoi une petite présence devient vite une infestation.
Cette distinction compte, car beaucoup de « trucs » qui circulent en ligne visent la souris domestique ou la taupe — deux animaux au comportement différent. Les méthodes ci-dessous sont celles qui fonctionnent réellement contre le campagnol dans nos conditions québécoises.
Mulot dans le jardin ou mulot dans la maison ?
C’est la première chose à clarifier, car la solution n’est pas la même.
Dans le jardin, le mulot creuse des galeries superficielles, laisse des petits monticules de terre et des sentiers d’herbe aplatie dans la pelouse, et ronge l’écorce des jeunes arbres et arbustes — surtout l’hiver, sous la neige, quand sa nourriture habituelle se raréfie. Les dégâts se remarquent souvent au printemps, à la fonte.
Dans la maison, le mulot cherche un abri chaud à l’automne. Il entre par une fissure de fondation, un solage mal scellé, le pourtour d’un tuyau ou une porte de garage. Une fois à l’intérieur, le risque rejoint celui de la souris : contamination des surfaces, bruits dans les murs, dégâts aux isolants et au filage. Si vous entendez du grattage dans les murs ou le plafond, consultez notre article sur les rongeurs dans le mur.
Reconnaître les signes d’une infestation
Quelques indices ne trompent pas : des galeries et monticules de terre dans la pelouse, des sentiers de 2,5 à 5 cm de large dans le gazon, de l’écorce rongée à la base des arbustes (marques de dents fines et propres, jusqu’à environ 10 cm de hauteur), des racines ou bulbes grignotés, et des excréments en forme de petits grains de riz. Selon l’outil de référence IRIIS Phytoprotection, enrichi par le MAPAQ, ces dégâts surviennent surtout à l’automne et à l’hiver.
Comment éloigner les mulots du jardin
La stratégie la plus efficace consiste à rendre le terrain inhospitalier plutôt qu’à courir après chaque rongeur.
- Supprimez les abris. Tondez court à la dernière tonte d’automne, dégagez le pourtour des arbres, et évitez d’accumuler tas de feuilles, broussailles et bois près des fondations. Moins de cachettes, moins de mulots.
- Protégez les troncs. Entourez les jeunes arbres et arbustes d’un grillage métallique à mailles fines (0,6 cm / ¼ po ou moins), en laissant un espace de 2 cm avec l’écorce et en l’enfonçant dans le sol. C’est la protection la plus fiable l’hiver, davantage que les spirales de plastique que la neige finit par dépasser.
- Les répulsifs : utiles, mais limités. Les produits malodorants ou amers à badigeonner sur les troncs aident en complément, mais ils se délavent. Côté plantes, ne comptez pas sur l’ail ou le ricin comme solution miracle : leur efficacité contre le campagnol est faible. Pour la maison, des odeurs comme la menthe poivrée peuvent décourager le passage, sans remplacer le scellement des ouvertures (voir nos répulsifs naturels contre les souris).
- Compactez la neige autour des arbres fragiles l’hiver : une croûte durcie empêche les mulots de circuler jusqu’à l’écorce.
Pour un panorama horticole complet, l’autorité québécoise Jardinier paresseux détaille le contrôle des campagnols avant l’hiver.
Piéger les mulots
Le piégeage reste l’une des méthodes les plus directes. Une simple tapette à souris appâtée d’une tranche de pomme badigeonnée de beurre d’arachide donne d’excellents résultats ; posez plusieurs pièges le long des sentiers et videz-les chaque jour. Si vous préférez ne pas les tuer, des pièges-cages humanitaires existent, mais il faut relâcher l’animal à plusieurs kilomètres — sans quoi il revient.
Pourquoi les appareils à ultrasons déçoivent
On vend beaucoup d’appareils à ultrasons « anti-rongeurs ». En pratique, l’effet ne dure pas : le mulot s’habitue au bruit, souvent en moins de deux semaines, et reprend ses habitudes. Ils peuvent dépanner ponctuellement, mais ne règlent pas une vraie infestation. Mieux vaut investir l’effort dans l’exclusion (grillages, scellement) et le piégeage.
Quand faire appel à un exterminateur sur la Rive-Nord
Quand les galeries se multiplient, que les mulots reviennent chaque saison ou qu’ils sont entrés dans la maison, l’intervention d’un professionnel est la solution la plus sûre et la plus rapide. Une entreprise spécialisée identifie les points d’entrée, met en place un plan de traitement adapté et sécuritaire pour vos enfants et vos animaux, et prévient la réinfestation. Exterminateur Rive-Nord intervient pour l’extermination de rongeurs partout sur la Rive-Nord de Montréal — Laval, Terrebonne, Blainville, Repentigny, Mascouche et les environs.
FAQ — Mulots au Québec
Quelle est la différence entre un mulot et une souris ?
Le « mulot » québécois est un campagnol : oreilles plus petites, queue plus courte et museau arrondi, alors que la souris a de grandes oreilles et une longue queue. Le campagnol vit surtout dehors et creuse des galeries, tandis que la souris domestique s’installe volontiers dans la maison.
Comment savoir si j’ai des mulots dans mon jardin ?
Cherchez des galeries et petits monticules de terre, des sentiers d’herbe aplatie dans la pelouse, de l’écorce rongée à la base des arbustes et des excréments en forme de grains de riz. Les dégâts sont surtout visibles au printemps, à la fonte des neiges.
Les ultrasons sont-ils efficaces contre les mulots ?
Peu : le mulot s’habitue au bruit en une à deux semaines. Les méthodes fiables sont l’élimination des abris, les grillages de protection et le piégeage.
Les mulots peuvent-ils entrer dans la maison ?
Oui, surtout à l’automne, par une fissure de fondation, un solage mal scellé ou le pourtour d’un tuyau. Sceller les ouvertures est la meilleure prévention.
Quand appeler un exterminateur pour des mulots ?
Dès que l’infestation persiste malgré le piégeage, qu’elle revient chaque année ou que les rongeurs sont entrés dans la maison. Un professionnel règle le problème durablement et sécuritairement.
Service connexe : besoin d’une intervention professionnelle ? Découvrez notre service d’extermination de mulots sur la Rive-Nord.
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